L’histoire de la Pride

Pride

Dans les jours et semaines à venir, nous vous raconterons l’histoire de la Pride. Un petit aperçu de l’histoire de la communauté LGBTIQ+. Qu’est-ce qui a fait déborder le vase ? Qu’est-ce que Stonewall? Ou encore, pourquoi est-ce que le drapeau arc-en-ciel est le symbole de la communauté LGBTIQ+?

En 1726, un William Brown est accusé de sodomie. Il a été le premier homme a ne pas avoir eu honte de se présenter devant le tribunal en défendant ses préférences. Avec la phrase « Je l’ai fait parce que je pensais le connaître, et je crois que ce n’est pas un crime de faire usage de mon corps comme je le veux », il a ainsi fait une première petite protestation pour dire que l’homosexualité n’est pas une chose répréhensible. C’est ainsi que, selon la légende, la première petite révolte contre la pensée hétérosexuelle serait née.

 

Une des caractéristiques des années 1920, étaient les fêtes. Qu’une femme dansait avec une femme ou un homme avec un homme était considéré normal. L’on pouvait être ce qu’on était dans la plupart des endroits. En Europe, ces années ont également été surnommées les « années folles ». Ce n’est qu’en 1930 que les sociétés sont devenues plus conservatrices et ont commencé à faire la guerre aux personnes queeres.

 

Au début de la Seconde Guerre Mondiale, les homosexuels étaient également pourchassés. Tués dans l’Allemagne nationale-socialiste. Dans les années qui ont suivi, la situation mondiale ne s’est guère détendue non plus. Les personnes homosexuelles se sont retirées en Suisse. On y vivait, on y dansait et on y faisait la fête. Mais en cachette.

Du vendredi 27 juin 1969 au samedi 28 juin 1969, un des raids habituels a eu lieu au Stonewall Inn de New York, au cours de laquelle des homosexuels ont été arrêtés. Contrairement à d’habitude, ils ont résisté à la violence policière. Ils se sont arrêtés devant le restaurant et n’ont plus voulu être victimes de la société. Dans les rues, on pouvait entendre les mots :“Gay power! Isn’t that great! … It’s about time we did something to assert ourselves.”

Après la Seconde Guerre Mondiale, les homosexuels ont été persécutés, torturés, tués ou emprisonnés. À New York, après la guerre, les homosexuels en ont eu marre. Dans l’armée américaine, les homosexuels étaient autorisés à servir, mais pas à faire leur coming out. Dix hommes et femmes ont alors manifesté sur Whitehall Street devant le US Army Induction Center. Cette manifestation est entrée dans l’histoire des premières Prides.

Il est né le 2 juin 1951. Personne n’aurait pu deviner dans sa jeunesse qu’il jouerait un rôle si important dans l’histoire du monde, en créant un symbole de liberté et d’égalité. Le drapeau arc-en-ciel est le symbole des personnes LGBTIQ+ depuis 1978. Gilbert Baker nous a donné un symbole qui nous relie.

Le 29 novembre 1970, la première manifestation de la Pride a eu lieu à Londres avec 80 participant·e·x·s. Deux ans plus tard, 2000 participant·e·x·s défilaient déjà dans Oxford Street à Londres. Dès lors, on parle de la première marche des fiertés.

«Nicht der Homosexuelle ist pervers, sondern die Situation, in der er lebt»a étécommandé par le Westdeutscher Rundfunk. Rosa von Praunheim qui a réalisé le film a été la première production cinématographique publique à dépeindre la vie de nombreux élèves au début des années 1970. En raison du manque d’argent, le film a été tourné comme un film muet. Néanmoins, il fut un scandale et déclencha la création du premier mouvement gay germano-suisse.

Grâce au film «Nicht der Homosexuelle ist pervers, sondern die Situation, in der er lebt», plusieurs associations berlinoises se sont regroupées. C’est ainsi qu’est née l' »Homosexuelle Aktion Westberlin » (Action homosexuelle de Berlin-Ouest), qui, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, a annoncé la deuxième grande vague du mouvement gay et lesbien radical.

Ce numéro du code pénal allemand interdit aux hommes d’avoir des relations sexuelles avec le même sexe. Cet article diffamait les personnes attirées par le même sexe et les plaçait dans la même catégorie que les personnes ayant une fornication contre nature avec des animaux. Cet article, après son entrée en vigueur en 1873, n’a été supprimé de la loi qu’en 1994.